Date / Heure :
22/06/2019
13 h 00 min - 18 h 00 min
Catégories :
Pas de Catégories
Mots-Clefs :
lien social, pratique psychologue, souffrance au travail
Prix: gratuit
L’intervention des psychologues aux prises avec les mutations du travail
Les enjeux de la clinique entre efficacité et santé
L’annonce d’un Plan social est vécu par le salarié comme un traumatisme aussi bien pour celui qui reste comme pour celui qui perd définitivement son emploi. Après le choc initial, pour un nombre important des salariés, des vulnérabilités physiques, psychiques se manifestent ; l’attitude personnelle à l’égard de la satisfaction du travail, l’identification à l’entreprise ou à la fonction, la confiance dans le management subissent également des changements qui peuvent affecter durablement. La mise en place d’actions prévues et préconisées par le législateur et par l’entreprise semble nécessaire. C’est dans le déploiement de ce dispositif que des permanences psychologiques permettent d’accompagner les salariés à chaque étape du plan social. Ecouter les réactions, la part de débordement émotionnel, les peurs, l’ambivalence, les questions sans réponse, la perte de sens, le sentiment d’injustice, les envies de vengeance, le relâchement, le sentiment d’insécurité, etc. Pour les cliniciens, il s’agit ainsi d’accompagner des salariés fragilisés, pendant et après la période de négociation jusqu’à la restructuration ou au licenciement : il s’agit de soutenir dans le présent ; de revisiter le passé, pour que le salarié prenne conscience de ses impasses, ses demandes paradoxales et les affectes qui l’envahissent ; enfin, soutenir le désir, une projection dans le futur, au profit d’un rebond engageant une nouvelle trajectoire.
Première table ronde : un soutien dans le présent : transformer la plainte au bénéfice de l’action
Le clinicien accompagne le salarié pris dans sa posture de victime, grâce à un retour sur soi, à comprendre et à renouer avec sa part active afin qu’il puisse se séparer de ce qui est source d’angoisse, de culpabilité, voire d’inertie.
Deuxième table ronde : une action thérapeutique qui revisite le passé : oser savoir
Il s’agit de mobiliser la part active, étouffée par le conflit, la renforcer pour qu’elle fasse ressource permettant de restaurer le lien avec d’autres acteurs de son environnement professionnel – il s’agit d’un temps pour comprendre – ou le patient analyse les éléments générateurs de sa souffrance lui permettant d’identifier les répétitions pathologiques, sa honte et culpabilité.
13h15 Présentation : Dario MORALES, psychologue clinicien CHSA (75), psychanalyste, membre de l’ECF (78), « La temporalité dans l’intervention du clinicien »
13h45 1e séance : Un soutien dans le présent : transformer la plainte au bénéfice de la demande
Président de séance : Stéphane GUYOTON
Bernard CREMNITER, psychiatre, psychanalyste, membre ECF, « La fille de Jean-Jacques »
Béatrice MIGNARD, psychologue clinicienne, Santé au travail et psychotraumatisme, habilitée IPRP, « Plan de transformation, PSE : La clinique de ‘l’informalisable’ »
16h00 2e séance : Une action thérapeutique qui revisite le passé : oser savoir
Présidente de séance : Béatrice MIGNARD
Luis Carlos DAVILA, Administrateur Réseaux et Systèmes et membre CHSCT (Orange SA)
Préparation pour le titre de psychologue du travail au CNAM, « Les effets du dialogue dans l’intervention en clinique du travail : une reconversion sur un “métier à tisser” en milieu de crèche »
Stéphane GUYOTON, Responsable recrutement, RH, Total, Master IFP School, Ingénieur Ecole Nationale Supérieure de Techniques Avancées (ENSTA), « L’ambiguïté de la perte »
18h00 : Conclusion : Bernard CREMNITER